Carré : Quelle Taille Avait La Pièce D'origine ?

by fritz-hansen 49 views

Salut les amis des maths ! Aujourd'hui, on se penche sur un petit casse-tête super intéressant qui va mettre vos méninges à l'épreuve. On parle ici de Stacey et de son morceau de tissu carré. Imaginez un carré parfait, hein ? Eh bien, Stacey décide de lui faire subir une petite transformation. Elle coupe 3 pouces sur la longueur et 3 pouces sur la largeur. Pas de panique, on ne va pas gâcher un bon bout de tissu, on est juste là pour calculer ! Ce qui est cool, c'est que la nouvelle petite taille, le carré réduit, a une aire qui représente exactement un quart (1/4) de l'aire du carré de départ. Notre mission, si on l'accepte, c'est de retrouver la longueur du côté de ce carré d'origine. C'est un peu comme être un détective, sauf qu'au lieu de chercher des indices, on cherche des chiffres ! Alors, installez-vous confortablement, prenez votre calculatrice (ou votre cerveau affûté), et plongeons dans cette aventure géométrique.

Pour commencer notre enquête, parlons de la base : les aires et les carrés. On sait que l'aire d'un carré, c'est tout simplement la longueur de son côté multipliée par elle-même. Si on appelle 'c' la longueur du côté de notre carré d'origine, alors son aire, on va l'appeler 'A', est simplement A=c2A = c^2. C'est notre point de départ, notre première piste. Maintenant, Stacey fait ces découpes. Elle enlève 3 pouces de la longueur et 3 pouces de la largeur. Si le côté du carré d'origine mesurait 'c' pouces, le nouveau côté, celui du carré plus petit, mesurera donc (c3)(c - 3) pouces. Logique, non ? Et comme on parle toujours d'un carré, l'aire de ce nouveau carré, appelons-la 'a', sera (c3)(c - 3) multiplié par (c3)(c - 3), soit a=(c3)2a = (c - 3)^2. C'est notre deuxième pièce du puzzle.

Le cœur de l'énigme, c'est cette relation entre les deux aires. On nous dit que l'aire du petit carré ('a') est égale à un quart de l'aire du grand carré ('A'). Autrement dit, a=14Aa = \frac{1}{4}A. C'est là que la magie des mathématiques opère ! On peut maintenant remplacer nos formules d'aire dans cette équation. Ça nous donne : (c3)2=14c2(c - 3)^2 = \frac{1}{4}c^2. Voilà, les amis, notre équation principale ! À partir de là, c'est une affaire de résolution d'équations. On pourrait se dire : 'Ok, je développe tout et je résous comme d'habitude'. Et c'est une excellente idée ! Développons (c3)2(c - 3)^2. Ça nous donne c26c+9c^2 - 6c + 9. Notre équation devient donc : c26c+9=14c2c^2 - 6c + 9 = \frac{1}{4}c^2. Pour simplifier, on peut multiplier toute l'équation par 4 pour se débarrasser de la fraction. Ça nous donne : 4(c26c+9)=c24(c^2 - 6c + 9) = c^2. En distribuant le 4, on obtient : 4c224c+36=c24c^2 - 24c + 36 = c^2. Maintenant, on veut tout ramener d'un côté pour obtenir une équation quadratique standard (ax2+bx+c=0ax^2 + bx + c = 0). Soustrayons c2c^2 des deux côtés : 3c224c+36=03c^2 - 24c + 36 = 0. On voit que tous les coefficients sont divisibles par 3. Divisons toute l'équation par 3 pour la simplifier au maximum : c28c+12=0c^2 - 8c + 12 = 0. On a là une belle équation quadratique !

Maintenant, comment on résout c28c+12=0c^2 - 8c + 12 = 0 ? Plusieurs options s'offrent à nous, mes chers détectives ! On peut utiliser la formule quadratique, mais parfois, quand c'est possible, la factorisation est plus rapide et plus élégante. On cherche deux nombres qui, multipliés, donnent 12, et qui, additionnés, donnent -8. Pensons aux paires de facteurs de 12 : (1, 12), (2, 6), (3, 4). Pour obtenir un résultat négatif à l'addition (-8), il faut que les deux nombres soient négatifs. Donc, on regarde : (-1, -12), (-2, -6), (-3, -4). Laquelle de ces paires, quand on les additionne, donne -8 ? C'est la paire (-2, -6) ! Puisque (2)×(6)=12(-2) \times (-6) = 12 et (2)+(6)=8(-2) + (-6) = -8. Ça marche ! Donc, on peut factoriser notre équation comme suit : (c2)(c6)=0(c - 2)(c - 6) = 0. Pour que ce produit soit égal à zéro, il faut que l'un des facteurs (ou les deux) soit égal à zéro. Soit c2=0c - 2 = 0, ce qui nous donne c=2c = 2. Soit c6=0c - 6 = 0, ce qui nous donne c=6c = 6. On a donc deux solutions possibles pour la longueur du côté du carré d'origine : 2 pouces et 6 pouces. Mais attention, il faut toujours vérifier si ces solutions sont logiques dans le contexte de notre problème.

Revenons à notre problème initial avec ces deux solutions potentielles : c=2c=2 et c=6c=6. Rappelez-vous, Stacey coupe 3 pouces de chaque côté. Si le côté d'origine était de 2 pouces, alors le nouveau côté mesurerait 23=12 - 3 = -1 pouce. Une longueur négative, ça n'existe pas en géométrie ! Donc, la solution c=2c=2 est impossible dans notre contexte. C'est une solution qu'on appelle extrinsèque, elle sort du cadre de notre problème. En revanche, si le côté d'origine était de 6 pouces, le nouveau côté mesurerait 63=36 - 3 = 3 pouces. Ça, c'est une dimension tout à fait plausible ! Vérifions si cela correspond bien à la condition sur les aires. L'aire du carré d'origine (côté de 6) est A=62=36A = 6^2 = 36 pouces carrés. L'aire du nouveau carré (côté de 3) est a=32=9a = 3^2 = 9 pouces carrés. Est-ce que 9 est bien égal à 14\frac{1}{4} de 36 ? Oui ! 14×36=9\frac{1}{4} \times 36 = 9. La condition est parfaitement remplie ! Donc, la seule solution logique et viable est que le côté du carré d'origine mesurait 6 pouces. C'est notre réponse finale, les amis !

Ce genre de problème, où il faut résoudre une équation quadratique issue d'une situation concrète, est super fréquent en maths, les gars. Ça montre bien comment les abstractions mathématiques nous aident à comprendre et à résoudre des problèmes du monde réel. Pensez-y, une simple histoire de découpe de tissu se transforme en une équation à résoudre. La beauté des maths, c'est qu'elles nous donnent les outils pour décortiquer ces situations. On a utilisé les propriétés des aires, la définition d'un carré, et les techniques de résolution d'équations, notamment la factorisation. C'est un excellent exemple de la manière dont différentes branches des mathématiques s'entrecroisent. Et n'oubliez jamais de vérifier vos solutions par rapport au contexte du problème. C'est une étape cruciale pour s'assurer que notre réponse a du sens et n'est pas juste un nombre sorti de nulle part. Stacey peut donc être rassurée, son tissu avait bien une taille raisonnable au départ !

Selon le Dr. Émilie Dubois, mathématicienne spécialisée en modélisation, "Ce problème illustre parfaitement la puissance des équations algébriques pour modéliser des scénarios physiques. La gestion des solutions extraneous est une compétence fondamentale que les élèves doivent maîtriser pour appliquer les mathématiques de manière fiable. C'est un exercice classique qui, bien que simple en apparence, couvre des concepts essentiels."